
© Tingshu Wang / Reuters
Avant d’aborder le sujet de l’influence de la Chine au Brésil, permettez-nous une digression conceptuelle et historique nécessaire à une juste contextualisation de ce phénomène géopolitique suscitant interrogations et craintes. Comment la Chine a-t-elle pu développer sa présence au Brésil en un laps de temps si court ? Quels sont les ressorts de cette influence chinoise et quels sont les dessous de cette conquête fulgurante ? Autant de questions qui méritent que nous prenions le temps de réfléchir…
Le système international du président Lula
Le président brésilien Lula da Silva mobilise des éléments de langage contestataires vis-à-vis de l’ordre onusien. Face à ce qu’il considère comme la domination de l’« Occident », il se fait chantre d’un ordre mondial « multipolaire » porté par le « Sud global ». Pourtant, ces notions sont contradictoires, car elles forgent l’idée renouvelée d’un monde bipolaire, polarisé Nord-Sud, et non multipolaire. La contradiction sémantique tient aussi au fait que ni l’« Occident » ni le « Sud global » ne sont des touts politiques, sociologiques et économiques homogènes.
Qu’importe, ce sont des termes admis par le ressort de biais cognitifs qui ont imprégné les strates politico-médiatiques dans le monde. Ces biais ont réussi à instaurer un rapport de force qui oppose les États se percevant comme des dominants à ceux qui se pensent dominés. Peu importe que les frontières soient floues, cette sémantique conflictuelle recoupe des comportements, aussi contradictoires soient-ils, qui font les relations internationales contemporaines.
Plan de la réflexion :
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1. La quête d’autonomie brésilienne sur la scène internationale
La Chine, antidote à l’« Occident » ?
C’est fort de cette vision conflictuelle que le Brésil a considérablement développé sa relation avec la République populaire de Chine (RPC) depuis l’an 2000, imaginée comme une alternative ; mais à quoi, à l’« Occident » ?
En réalité, depuis le début du XXe siècle et le retrait des Européens, c’est l’influence des États-Unis qui domine les Amériques et non celle de l’« Occident ». Les seconds se sont substitués aux premiers en perpétuant cette logique d’ingérence visant à figer le sous-continent comme un espace périphérique : une simple « ruche manufacturière »[1] en dehors des logiques de pouvoir de la scène internationale. Les États-Unis ont développé toute une doctrine sur ce qu’ils considèrent comme le primat de leur puissance sur cette zone périphérique que constitue l’Amérique latine. C’est dire…
Le Brésil aux prises avec l’influence étasunienne historique
C’est sa relation avec cette puissance omnipotente que le Brésil a cherché à équilibrer dès les années 1930. Cette période marqua l’arrivée au pouvoir de Getúlio Vargas, surnommé le « père des pauvres », lequel modernisa le Brésil au travers de programmes économiques, sociaux et politiques ambitieux. Il nomma lui-même son avènement au pouvoir la « contre-révolution »[2] en opposition aux intérêts des oligarques qui avaient toujours dirigé le pays. Plaçant le développement du Brésil au cœur de ses priorités politiques, le dirigeant établit « un lien stratégique entre la politique extérieure et les nécessités du processus de développement ». [3] Ainsi, il fonda sa politique étrangère sur la vision pragmatique d’un « État de compromis » où le Brésil cherchait des partenaires de développement et à équilibrer ses relations extérieures, en se rapprochant des Européens perçus comme des alternatives à la domination étasunienne.
En dépit de ces velléités, la puissance nord-américaine s’imposa au Brésil en devenant au XXe siècle son premier partenaire économique, son premier pourvoyeur d’investissements étrangers, et en imposant ses agendas économiques, notamment en exigeant la baisse des droits de douane et en influençant les normes et les lois pour favoriser ses capitaux. En parallèle, Washington travailla à empêcher l’émergence d’une puissance brésilienne sur le continent américain en essayant d’imposer la zone de libre-échange ZLEA, en dynamitant les projets d’intégration sud-américaine et en se livrant à des opérations d’ingérence spectaculaires ou pernicieuses (opération Brother Sam, écoutes de la présidente Rousseff par la NSA, sabotage du programme de fusée brésilien, etc.).
Le rôle des États-Unis dans la dynamique d’implantation chinoise au Brésil
La dynamique chinoise au Brésil doit être replacée dans l’histoire de l’équilibre des puissances : l’implantation de la Chine dans les Amériques, comme son ascension sur la scène internationale, ne saurait être réduite aux seules dynamiques internes de la RPC. Les États-Unis ont orchestré la sortie de l’isolement international de la Chine maoïste afin d’exploiter la rivalité sino-soviétique et de contrebalancer la puissance russe.[4]
La première puissance mondiale a assoupli les règles de contrôle à l’exportation vers la Chine qu’elle avait elle-même instituées et imposées à ses alliés. Dès 1971, les États-Unis levèrent l’embargo sur la Chine en lui exportant des technologies industrielles, pétrochimiques, sidérurgiques, numériques, électroniques, ainsi que dans les domaines de l’aviation et des télécommunications.[5] À partir de 1977, les États-Unis procédèrent également à la vente d’armements et au transfert de technologies de défense[6] en plus de développer une coopération militaire (échange de renseignements, stations de renseignements et de surveillance en Chine, etc.).[7]
Après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis continueront sur cette lancée, arguant d’une « libéralisation » et d’une « démocratisation » de la Chine. Exit donc la stratégie réaliste, place à la pensée libérale. Les discours politiques sont unanimes jusqu’au début des années 2010 : ils dépeignent les investissements chinois comme de « grandes opportunités » (George W. Bush)[8] pour la région, car ils « construisent des infrastructures, améliorent les systèmes éducatifs, ou aident les gens » (Barack Obama).[9]
Du non-alignement brésilien au piège de l’influence chinoise
Pourtant, rien n’explique d’avoir laissé la Chine s’implanter en Amérique latine, véritable « arrière-cour » des États-Unis et considérée comme une zone critique périphérique dont la sécurité agirait comme un déterminisme sur la leur. Erreur stratégique d’une diplomatie étasunienne tiraillée au gré des mandats présidentiels et des intérêts des puissants lobbies nationaux. Un concept d’équilibre des puissances volontairement poussé à son paroxysme ? Des questions en suspens, mais une réalité qui s’impose à nous : le Brésil aura saisi l’opportunité de s’extraire de l’influence étasunienne en se tournant vers la RPC.
C’est justement en prônant le « non-alignement » sur la scène internationale que le président Lula a impulsé un rapprochement économique puis diplomatique avec la RPC (création des BRICS en 2009). Bien que cette notion entre en contradiction avec celle de « Sud global », elle illustre une volonté d’indépendance politique dans les relations internationales. Ainsi, en l’espace d’une dizaine d’années, la RPC a détrôné les États-Unis de leur statut de partenaire privilégié du Brésil.

En réalité, et dans l’ombre des discours et des slogans politiques, nous verrons que la RPC s’est imposée au Brésil comme un substitut à la tutelle étasunienne et non comme un partenaire alternatif. De fait, la RPC exploite un contexte brésilien permissif, marqué par la corruption et la collusion, pour s’imposer dans le pays lusophone comme un acteur économique incontournable dans des secteurs d’importance stratégique. En fait, l’économie brésilienne tombe dans une dépendance telle qu’elle confère à Beijing des leviers d’influence sur Brasilia. En d’autres mots, cette infiltration des tissus économiques brésiliens par la Chine offre à cette dernière la capacité d’orienter les décisions prises au Brésil dans de nombreux domaines (politique, juridique, économique, etc.).
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2. Les ressorts de l’influence chinoise au Brésil
La dissymétrie de la relation commerciale sino-brésilienne
Les échanges économiques sino-brésiliens ont suivi une croissance exponentielle, passant de 4 Mds $ à 181 Mds $ entre 2001 et 2023[1] (122 Mds $ d’exportations brésiliennes et 59 Mds $ d’importations de Chine).[2] En 2023, la RPC représentait 27 % des exportations totales et 22,3 % des importations totales du Brésil,[3] étant de loin son premier partenaire et ayant détrôné les États-Unis dès 2009. Ainsi, l’industrie brésilienne est exposée au marché chinois, dont les ralentissements représentent des risques (chute des prix, pertes d’emploi, recul des recettes en devises et fiscales).
En revanche, la RPC ne représente pour le Brésil que 3 % de son commerce extérieur. Loin de l’interdépendance heureuse du mondialisme, cette dissymétrie commerciale renverse la notion de bilatéralisme et constitue un levier de contrainte pour les acteurs chinois : pression sur les prix, imposition de leurs normes et de leurs clauses contractuelles. Exerçant un contrôle sur les acteurs économiques chinois par le biais du Parti communiste chinois (PCC), le gouvernement chinois dispose de leviers de coercition qui ont la capacité de modifier un rapport de force et de clore un processus conflictuel à son avantage.
Entre la Chine et le Brésil, une relation économique Nord-Sud
Sur le modèle d’une relation Nord-Sud, la relation sino-brésilienne est « organisée sur la base d’une division du travail très marquée ». [4] Ainsi, le Brésil fournit des matières premières à la puissance industrielle chinoise et la RPC fournit en retour des produits manufacturés. En 2021, les minerais de fer représentaient 33 % des exportations brésiliennes totales vers la Chine, le soja 31 % et le pétrole brut 16 % ; les produits de base (« matières premières et produits peu transformés ») représentant 96 % des exportations brésiliennes totales.
Ainsi, l’économie brésilienne produit peu de valeur ajoutée en exportant ses minerais bruts et accentue sa désindustrialisation face à l’entrée des produits chinois[5] (panneaux solaires, équipements de télécommunication, voitures, pétrole raffiné)[6], désindustrialisation qui est avant tout le fait de choix politiques nationaux. De fait, le pays se retrouve affaibli dans sa capacité à décider de ses orientations industrielles et, par là, à mobiliser des leviers de puissance, renouvelant les schémas d’exploitation du système colonial portugais.
Les entreprises chinoises au Brésil ; levier de puissance pour le PCC
Depuis le lancement en 2000 de la stratégie d’internationalisation « Go out policy », visant à gagner des parts de marché et à sécuriser les approvisionnements, la RPC favorise l’implantation de ses entreprises par le biais de facilités de financement, de subventions à l’innovation, de plans de soutien aux PME, etc. Sans faire partie du projet BRI, le Brésil a reçu près de la moitié des 200 Mds $ investis en AMLAT entre 2000 et 2024.[1][2] Les entreprises étatiques, contrôlées par le PCC, sont au cœur de la stratégie de puissance de la RPC. Ce « capitalisme d’État » permet de sécuriser les ressources, d’exercer une pression diplomatique et d’influencer les normes et les marchés.
Au Brésil, ces groupes ont investi les secteurs minier (Chinalco), pétrolier et gazier (CNOOC, CNPC), ainsi que l’électricité (CSPIC et SGCC), et ils construisent et exploitent des centrales photovoltaïques, des barrages et des réseaux de transmission, leur conférant la capacité d’influencer les prix de l’électricité. Dans l’automobile, les constructeurs électriques (BYD) dominent le marché brésilien (80 % des ventes en 2025). Malgré des démêlés juridiques,[3] les géants des télécommunications (ZTE, Huawei) dominent le marché et influencent les réglementations locales (incitations fiscales, collecte des données, normes sécuritaires, etc.). Cette présence s’étend aussi par l’acquisition d’entreprises brésiliennes (BTP, agroalimentaire, minerais, énergie).
La Chine connecte l’Amazonie au marché asiatique
À l’image de tout le sous-continent latino-américain, la RPC multiplie les investissements et les projets d’aménagement au Brésil. Les deux pays ont signé un Memorandum of Understanding (MoU) en juillet 2025 visant à promouvoir le projet titanesque d’un tracé ferroviaire de 2 800 km devant relier la côte atlantique brésilienne à la côte pacifique péruvienne. Bien que la faisabilité de ce projet de 70 Mds $ soit incertaine, il est le symbole d’une dynamique bien à l’œuvre au Brésil.
Les entreprises chinoises multiplient les projets d’aménagement d’infrastructures au cœur du Mato Grosso et d’autres régions productrices, où elles investissent dans les minerais, l’agriculture et l’énergie. Par ces aménagements colossaux de centaines de kilomètres de long (Projet Ferrograo, Marabá, etc.), la RPC ambitionne d’intégrer l’Amazonie aux flux d’exportation vers l’Asie qui passent par les voies fluviales, le rail, les routes et les ports. En réalité, nombre de projets peinent à aboutir du fait de gestions économiques défaillantes. Ils reposent sur des montages financiers complexes et des prêts opaques, sont menés par des fonds d’investissement créés ad hoc mais en réalité défectueux et sont minés par des cas de corruption locale.
L’institutionnalisation de la corruption au Brésil, une opportunité pour la Chine
Cette pénétration fulgurante et multisectorielle de la Chine au Brésil a été largement permise par la corruption systémique de l’appareil politico-administratif de l’État fédéral.[4] En effet, si cette corruption est généralisée et concerne tous les bords politiques, il existe une tendance à son institutionnalisation observable depuis l’avènement au pouvoir du Parti travailliste en 2003.
Sous les gouvernements du Parti des travailleurs (PT), les mécanismes de corruption et de trafics d’influence ont servi à nommer des dirigeants d’entreprises publiques,[5] à attribuer des marchés fédéraux en dehors des cadres légaux,[6] à surfacturer des contrats en échange de quoi des élus recevaient des pots-de-vin et les partis politiques des financements[7] (affaires Mensalão, Operação Sanguessuga, Aloprados, Lava Jato, Odebrecht, Zelotes, Fundos de pensão, etc.). Ces vastes systèmes de corruption et de trafics d’influence ont permis un contrôle politique des entreprises publiques et ont mis en place un véritable « mécanisme institutionnalisé de financement politique par extraction de rentes sur les marchés publics ».[8] L’échec de la vaste opération anticorruption Lava Jato est le symbole de l’impunité des élites, avec en ligne de fond une longue liste d’enquêtes encore en cours.
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Conclusion : la relation sino-brésilienne : du bilatéralisme au rapport de force
En revenant à la notion d’influence, l’on voit bien que la RPC a su transformer sa forte présence économique en levier de pression, affirmé ou insidieux, lui permettant d’orienter les décisions prises au Brésil. Ainsi, la Chine interfère dans les deux champs d’application de la souveraineté brésilienne, à savoir « de l’ordre intraétatique et de l’ordre interétatique ».[9] Le bilatéralisme, notion au cœur du multilatéralisme dont les deux pays se font les chantres, s’efface au profit d’un unilatéralisme, soit un rapport du fort au faible. Derrière la relation « amicale » dépeinte par les deux chefs d’État se dessine une relation dissymétrique rendant Brasilia vulnérable aux changements géopolitiques et aux alternances politiques.
Cette dynamique s’inscrit dans une perspective spatiale qui dépasse le Brésil seul : en Amérique latine, la Chine sécurise ses approvisionnements et ses marchés à l’export en façonnant des dépendances structurelles. D’ici 2050, les entreprises chinoises pourraient devenir les acteurs étrangers dominants, s’arrogeant un poids démesuré dans les prises de décisions.[10] Elles seront alors à l’initiative pour les crédits, la création d’emplois, définir les recettes fiscales et les orientations d’investissements, en lien avec « les impératifs du gouvernement chinois ».[11] En bref, les décisions relatives aux orientations stratégiques risquent de ne plus être prises à Brasilia, à Santiago ou à Lima, mais à Beijing…
Article écrit par Huges-Marie Foissey
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SOURCES :
[1] Chaunu, Pierre, Histoire de l’Amérique latine, Presses Universitaires de France, 2012, page 113
[2] Chirio Maud, La révolution Vargas, L’Histoire, Mensuel 366 juillet-août 2011, en ligne
[3] https://shs.hal.science/halshs-00494010v1/file/Le_Bresil_de_Vargas.pdf
[4] Evelyn Goh, Constructing the US Rapprochement with China, 1961-1974, Cambridge University Press,27 juin 2009, en ligne
[5] Long J. William, Economic Incentives and International Cooperation: Technology Transfer to the People’s Republic of China, 1978-86, Journal of Peach Research, Volume 28, Issue 2, May 1991, Pages 175–189, en ligne
[6] Archive de l’Office of the Historian of the US Department of State, « Foreign Relations of the United States, 1977–1980, Volume XIII, China », 301. Briefing Memorandum From the Assistant Secretary of State for East Asian and Pacific Affairs (Holbrooke) to Secretary of State Vance, consulté en ligne
[7] Archive de l’Office of the Historian of the US Department of State, « Foreign Relations of the United States, 1977–1980, Volume XIII, China, 312. National Intelligence Estimate, consulté en ligne
[8] Conférence du Président U.S. Georges W. Bush au Chili, le 21 novembre 2004, en ligne : https://www.presidency.ucsb.edu/documents/the-presidents-news-conference-with-president-ricardo-lagos-chile-santiago
[9] Conférence du Président U.S. Barack Obama à l’Université des Indes occidentales, à Kingston en Jamaïque, 9 avril 2015
[10] Timbert Aline, « Economie, géopolitique : la Chine redessine l’Amérique latine », Actu Latino, 9 mars 2025, en ligne
[13] Liste des principaux partenaires commerciaux de la Chine, Wikiland, en ligne
[12] Hammad Salim, « Brésil : la structure des échanges commerciaux avec la Chine menace les promesses de réindustrialisation », Note de BNP Paribas, Graphiques de la semaine, 6 avril 2023, [en ligne]
[14] Treillet Stéphanie, « Limites de l’émergence au Brésil et désindustrialisation : un scénario explicatif de la crise ? », Mondes en développement, 2019/2 n°186, p. 101-119 [en ligne]
[15] Chaponnière Jean-Raphaël, « Les enjeux de la percée chinoise en Amérique latine », Recherches internationales, n° 115, juillet-septembre 2019, pp. 167-186, en ligne
[16] Hammad Salim, « Brésil : la structure des échanges commerciaux avec la Chine menace les promesses de réindustrialisation », op. cit.
[17] Chaponnière Jean-Raphaël, « Les enjeux de la percée chinoise en Amérique latine », op. cit.
[18] Site de l’American Enterprise Institute (AEI), op. cit.
[19] « Mapping China’s Tech Giants », International Cyber Policy Centre, Australian Strategic Policy Institute, 2023.
[20] Dolo Nicolas et Racouchot Bruno, Brésil – Corruption – Trafic – Violence – Criminalité : vers la fin du cauchemar?, MA éditions, collection Essai, 2019
[21] Meszaros George, Caught in an Authoritarian Trap of Its Own Making? Brazil’s ‘Lava Jato’ Anti-Corruption Investigation and the Politics of Prosecutorial Overreach, Journal of Law and SocietyVolume 47, Issue S1 pp. S54-S73, en ligne
[22] Costanzo Daniela, Estado, centrão e empreiteiras: o ensaio republicano de Dilma Rousseff antes da Operação Lava Jato (2007-2014), thèse de doctorat, Faculdade de Filosofia, Letras e Ciências Humanas (FFLCH), 2022, en ligne
[23] Bradlow, Benjamin H and Gold Tomas, A processual framework for understanding the rise of the populist right: the case of Brazil (2013–2018), Social Forces, Volume 104, Issue 1, September 2025, Pages 21–43, en ligne
[24] Spilimbergo Antonio, Srinivasan Krishna, Chapter 20 Lava Jato, Mani Pulite, and the Role of Institutions, March 14th, 2019, en ligne
[25] Raymond Aron, Paix et Guerre entre les Nations (Paris, Calmann-Lévy, 1962),
[26] Evan Ellis, « The future of Latin America and the Caribbean in the context of the rise of China », Center for Strategic and international Studies, CSIS Americas Program, Novembre 2018, en ligne
[27] Evan Ellis, « The future of Latin America and the Caribbean in the context of the rise of China », op. cit.