Le 9 décembre 1918, le président de la République française Raymond Poincaré se tenait face à une foule strasbourgeoise en liesse. Devant l’hôtel de ville, il prononça un discours qui se termina par une phrase restée célèbre chez cette population anciennement impériale : « le Plébiscite est fait[1] ». Cette déclaration écartait ainsi toute possibilité de consultation de la part des populations nouvellement françaises, donc les Alsaciens et les Mosellans.
La mise à l’écart par Poincaré se manifesta par l’élan patriotique de la population des territoires recouvrés lorsque les Français arrivèrent en Alsace, et notamment à Strasbourg ; décision poincariste mise en exergue par la victoire militaire française dirigée par le général Gouraud et la liesse patriotique des populations alsaciennes et lorraines.
La formule du président français s’inscrit à l’inverse de la pensée wilsonienne et de ses quatorze points, et plus particulièrement du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui est ainsi renvoyé d’un revers de la main tout comme les revendications diverses de certains pans de la société alsacienne et lorraine[2]. Le voyage officiel entre les différentes villes recouvrés du 8 au 11 décembre, passant par Metz, Strasbourg, Colmar et pour finir Mulhouse réunit ainsi de nombreux hommes d’Etat français et alliés ainsi que des membres d’Etat-Major ou encore des ambassadeurs[3]. La presse allemande, de son côté, conteste la représentativité des cérémonies, affirmant que c’est une Alsace fantasmée avec des participants en tenue traditionnelle appartenant à la bourgeoisie et non aux milieux populaires.

La portée de cette formule dépasse le contexte de 1918 et celui du retour à la France. Elle anticipe une ligne politique sur laquelle de nombreux camps débattirent. Ce retour à la France ne fait pas l’objet d’une négociation entre le gouvernement français et ces provinces redevenues de nouveaux françaises : c’est une intégration autoproclamée par une classe dirigeante parisienne qui ne connait pas les tourments de la société alsacienne et lorraine et plus précisément sur la question triple de l’école, la religion et la langue. Néanmoins, la question la plus importante dont découle le reste est le sort de la religion, et notamment de la religion catholique. La France a voté la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en 1905 alors que l’Alsace avait continué à suivre le Concordat napoléonien que Guillaume II n’a pas supprimé.
PLAN
1. — Le concordat de 1801 : fondement d’une exception durable
Avant de rentrer dans la crise religieuse en Alsace-Lorraine, il faut comprendre ce qu’est le Concordat napoléonien et comment il a réussi à résister au temps.
La politique religieuse napoléonienne s’inscrit dans une politique de consolidation de l’autorité de l’Etat. Le Concordat du 26 messidor de l’an IX, soit le 15 juillet 1801, suivi des articles organiques du 18 germinal de l’an X, le 8 avril 1802, réorganise les relations entre l’Etat et les cultes reconnus qui avaient été bouleversées lors de la Révolution française. Napoléon permet aux ministres des cultes d’être rémunérés par l’Etat, les évêques sont nommés par le chef de l’Etat avec institution canonique réservée au Saint-Siège, l’enseignement religieux est maintenu dans les structures publiques.
La religion principalement incluse dans cette politique religieuse napoléonienne est la religion catholique dite « la religion de la majorité des Français », malgré l’intégration de deux confessions protestantes : l’Eglise réformée calviniste et l’Eglise de la confession d’Augsbourg luthérienne. Un décret intègre le culte israélite le 17 mars 1808. En France, ce sont trois religions qui connurent les excès des guerres, des confrontations voire des volontés d’exterminations. En Alsace-Lorraine et plus particulièrement en Alsace, les trois religions cohabitèrent dans un étrange équilibre qui structure la société alsacienne. Ce concordat de 1801-1802 ainsi que son ouverture aux autres religions institutionnalisent cet équilibre sous l’autorité de l’Etat.

La défaite de Sedan le 2 septembre 1870 et le traité de Francfort du 10 mai 1871 marquent une rupture en France : le déchirement de l’Alsace et de la Moselle. Une protestation des députés d’Alsace-Lorraine à l’Assemblée nationale de Bordeaux, le 17 février 1871, ne modifia pas l’issue des négociations. Emile Küss, maire de Strasbourg depuis le 11 septembre 1870, succomba à un arrêt cardiaque[4] le 1er mars 1871, au soir de la ratification de la cession de ces territoires.
Une question se pose pour les Allemands : quel sort pour le Concordat de 1801-1802 ? C’est un contrat synallagmatique[5] entre la France et le Saint-Siège qui lie la France et non l’Empire allemand. La France n’étant plus souveraine sur le Reichland Elsass-Lothrigen[6], Otto von Bismarck, chancelier de l’Empire allemand, n’est pas tenu de maintenir ce régime[7]. Il choisit cependant de le maintenir avec un statu quo. La situation est paradoxale car le chef d’un Etat luthérien[8] se retrouve légalement habilité à nommer des évêques catholiques en vertu d’un accord passé entre Napoléon I et le Pape Pie VII.
2. — Une période allemande : consolidation d’un particularisme
Le Kulturkampf[9] bismarckien constitue la première épreuve du particularisme confessionnel alsacien sous l’administration allemande[10]. La loi du 4 juillet 1872 dissout l’ordre des Jésuites sur l’ensemble du territoire allemand : les lois de mai 1873 promulguées par le ministre Falk soumettent la formation et la nomination des clercs au contrôle de l’Etat et suppriment les petits séminaires. Les congrégations religieuses apparentées aux Jésuites, Rédemptoristes, Lazaristes, Pères du Saint-Esprit, sont touchées par des mesures d’extension en 1873. Le mariage civil obligatoire est instauré en Prusse en 1874, puis étendu à l’ensemble du Reich en 1875.
En Alsace-Lorraine, cette offensive anticléricale produit un effet inverse à celui recherché. Les catholiques alsaciens, souvent favorables à la France, trouvent dans la défense de leurs institutions religieuses un espace de résistance à la germanisation. L’identité catholique et l’identité alsacienne tendent à se renforcer mutuellement face à un Etat prussien d’obédience protestante. Le Kulturkampf contribue ainsi à consolider, par réaction, le particularisme confessionnel que Bismarck entendait réduire.
Durant cette période, la France métropolitaine marque une rupture millénaire, celle d’une transformation laïque. La loi du 28 mars 1882 supprime l’enseignement religieux dans les écoles publiques. La loi Goblet du 30 octobre 1886 laïcise le personnel enseignant. La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat met fin au régime concordataire sur l’ensemble du territoire métropolitain ou de la France de l’intérieure comme l’appelait certains Alsaciens. Lorsque la France recouvre ces provinces en 1918, elle hérite d’un cadre juridique inchangé depuis 1802.

350 x 180 cm, Colmar, Conseil Général du Haut-Rhin
En 1910, la population d’Alsace-Lorraine s’élève à 1 874 014 habitants, dont plus d’un sixième d’immigration allemande. 93% de la population parle allemand ou un dialecte germanique, contre seulement 6.1% le français ou un dialecte français. La langue française, associée dans certains milieux cléricaux à l’anticléricalisme et à la loi de 1905, ne bénéficie pas d’une image uniformément positive auprès des catholiques ruraux, pour qui le retour à la France s’identifie potentiellement à la Séparation des Eglises et de l’Etat.
L’affaire de Saverne en 1913 illustre la persistance des tensions entre Alsaciens et Allemands. Le 28 octobre 1913, le sous-lieutenant von Forstner, traite la population locale de « Wackes[11] », dans une allocution à ses troupes et promet dix marks à tout soldat qui en abattrait un. Les protestations s’en suivent, relayées par la presse, provoquant une crise politique au Reichstag. Le dessinateur Hansi illustre l’affaire dans un sens antiprussien, témoignant d’un rejet de la germanisation. Cet épisode confirme que la francophilie exprimée dans certains milieux alsaciens ne s’accompagne pas nécessairement d’un désir de rupture avec les institutions locales que la France de la loi de 1905 ne saurait leur garantir.
3. — Le retour à la France
A. — Le choix des évêques
Le retour des territoires recouvrés[12] s’accompagne dès 1914 d’engagements publics sur le respect des libertés locales avec le « baiser de la France[13] » prononcé par le général Joffre lors de la libération de Thann. Par ce discours, il entend que la France protégera les libertés propres aux Alsaciens-Lorrains. Thann fut libérée au cours de la guerre, mais il fallut bien attendre 1918 pour que toute l’Alsace-Lorraine le soit.
À la suite de cette libération, la question du retour à la France posa notamment la fameuse question religieuse et le sort du concordat. Pour Georges Clemenceau, la question des évêques est la première traduction concrète de cette politique. Les deux prélats catholiques en poste à Metz avec Mgr Benzler depuis 1901 et Mgr Fritzen depuis 1891 à Strasbourg sont de nationalité allemande[14]. Leur maintien est inenvisageable pour le gouvernement français, leur remplacement exige ainsi le recours à la procédure concordataire, ce qui est contraire à la législation française mais surtout, cela occasionne le rétablissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège rompues depuis 1904.
Les négociations avec le Vatican sont conduites dans un cadre juridique incertain. Pour le cardinal Gasparri, sécrétaire d’Etat du Vatican, il soulève trois objections : l’absence de reconnaissance internationale de la souveraineté française sur les territoires recouvrés avant la signature du traité de Versailles car un gouvernement militaire dirige ces nouveaux territoires, le défaut de démission des évêques en place et les irrégularités dans la procédure canonique de présentation. Clemenceau choisit les nouveaux évêques et réplique : « Comment voulez-vous qu’on explique qu’après le retour de la France ce soient des évêques allemands ? ».
En septembre 1919, deux évêques sont institués, Jean-Baptiste Pelt à Metz, dont le préfet Léon Mirman juge l’enracinement local insuffisant car celui-ci n’a que peu connu l’Alsace-Lorraine d’avant 1871[15] ; et Charles Ruch pour Strasbourg, ancien évêque de Nancy et aumônier militaire pendant la Grande Guerre[16], issu de parents alsaciens catholiques et protestants. Ces nominations impliquent un engagement implicite du gouvernement français pour le maintien du régime concordataire.


B. — Le véritable retour, les élections législatives de 1919
Dès 1919, le docteur Pfleger réunit des délégués catholiques[17] pour créer l’Union Populaire Républicaine[18]. Ce parti est héritier d’un ancien courant libéral catholique du Reichland et articule son programme autour de la défense de l’école confessionnelle, du maintien du concordat et de la reconnaissance du bilinguisme. Son programme ratifié le 9 avril 1919 formula son positionnement en opposition avec le jacobinisme revendiqué par la SFIO, « Au principe jacobin […] l’enfant appartient à l’Etat […] nous devons opposer le principe libéral : l’enfant appartient avant tout à ses parents ».
Les élections législatives de novembre 1919 confirment la domination électorale de ce courant. Seize députés sur seize sont issus de la majorité présidentielle[19] ou de ses alliés. En Moselle, le parti d’un certain Robert Schuman[20], l’Union Républicaine Lorraine[21] recueille 64.22% des voix. Dans le Bas-Rhin, le Bloc National obtient 52.6% des voix sur une participation de 131 992 sur 164 245. Le catholicisme rural et vote concordataire est nette, les cantons d’Obernai et de Sélestat enregistrent les plus fort taux de mobilisation avec 11 et 13% d’abstentions. Les protestants rejettent aussi le vote catholique comme les ouvriers. Ce sont les campagnes qui ont donné du poids au Bloc National.

4. — Le Cartel des gauche et les vives dissensions
La victoire du Cartel des Gauches en mai 1924 modifie le rapport de forces entre le gouvernement et l’Alsace-Lorraine. La déclaration ministérielle du 17 juin 1924 d’Edouard Herriot annonce l’extension de l’ensemble des lois françaises à l’Alsace-Lorraine. C’est la marche forcée de la laïcisation d’un territoire sanctuarisé : fin du Concordat, interconfessionalité des écoles, expulsion des congrégations religieuses non autorisées, suppression de l’ambassade au Saint-Siège[22].
Robert Schuman, Michel Walter ou Guy de Wendel s’y opposent à la Chambre. Une réaction vient des hommes d’Etat mais aussi au sein de la société alsacienne : à l’été, 1924, près de 654 conseils municipaux sur les 946 que compte l’Alsace-Lorraine votent dans leurs délibérations des protestations formelles[23]. La commune de Ferrette adresse le 20 aout 1924, une lettre directe au président du Conseil, estimant que les projets du gouvernement constituent « une atteinte aux croyances, traditions et libertés des provinces de nos provinces […] et la confiance de nos provinces en la parole de la France »[24]. La plupart se rappellent le discours de Joffre à Thann ou de Poincaré à Strasbourg. Fait particulier au sein de la commune de Heimsbrunn : les habitants font signer une pétition à leur maire, sur laquelle « 216 électeurs et 240 femmes » protestent contre « la séparation projetée de l’Eglise et de l’Etat, l’introduction de l’école sans Dieu, l’expulsion de nos congrégations religieuses »[25].
Avec l’arrivée du Cartel des Gauches et sa volonté de la laïcisation, le clergé avec notamment un homme s’oppose à cette décision, Mgr Charles Ruch : l’évêque de Strasbourg devient un des principaux contestataires sur la question scolaire. Malgré la décision du Conseil d’Etat du 25 janvier 1925, suivant laquelle le Concordat napoléonien demeure en vigueur en Alsace-Lorraine[26], la question scolaire, elle, n’est pas tranchée. Mgr Ruch qualifie ainsi la politique du Cartel de « nouvelle guerre de religion »[27] rapprochant cette politique de celle de Bismarck et désignant les partisans de cette école neutre comme des « barbares travaillant pour la nation »[28].

Face à cela, le gouvernement tente de faire pression sur Charles Ruch avec une procédure d’appel comme abus prévue par l’article 6 des articles organiques, qui permet de déférer au Conseil d’Etat un supérieur ecclésiastique ayant outrepassé ses prérogatives[29]. Louis Canet, note que le serment concordataire impose au Mgr Ruch d’assister « à aucun conseil qui soit contraire à la tranquillité de l’Etat ». Le gouvernement renonce finalement anticipant la mise en place du statut de martyr de la République que l’évêque de Strasbourg aurait pu devenir.
Dans la continuité de la protestation, le comité d’Action de défense pour la défense religieuse, présidé par Michel Walter, décide de la grève, avec l’appui et la bénédiction de Mgr Ruch le 14 mars 1925. La grève devant durer 3 jours et commencer le 16 mars 1925 à travers l’Alsace[30]. Auparavant, Mgr Ruch refusa l’accès à la première communion solennelle aux enfants scolarisés dans les écoles interconfessionnelles[31]. Cependant, le Vatican jugea cela incompatible avec le droit des familles qui souhaitaient en maintenir la pratique indépendamment du choix scolaire.
Certains maires comme Louis Hoffman, maire de Moosch, montèrent alors en chaire pour inciter les parents à ne pas envoyer leur enfant à l’école avec le soutien du curé de la paroisse. La participation à la grève montre une inégale mobilisation. Les zones rurales catholiques sont marquées par un fort taux d’absentéisme entre 65 à 70% autour de Colmar, 80% autour de Guebwiller allant jusqu’à 95% dans certaines communes. Dans les cantons plus industriels, la participation est bien moindre, comme à Mulhouse, avec seulement 29% d’absentéisme le matin et 23% le soir. A Strasbourg, le siège épiscopal joue au mauvais élève avec seulement 26% d’absences au sein des écoles catholiques, tandis que les communes rurales sont marquées à près de 70%[32].

Au total, sur 324 communes, 277 communes ont dépassé le seuil de 80% d’absentéisme alors que 58 communes n’atteignent pas les 50%[33]. Une campagne rurale catholique et plutôt francophone se démarque face à des centres urbains et industriels, plus laïcs et socialistes. Néanmoins la mobilisation a été écoutée dans toute la France car en Vendée, 15 000 personnes signent une protestation collective à laquelle se joignent 145 maires et 13 conseillers généraux[34]. La résonance nationale cristallise les enjeux de la politique du Cartel des Gauches qui se heurte à une résistance organisée au-delà des trois départements nouvellement français.
La chute du Cartel des Gauches en 1926, causée par une crise financière du franc et le retour au pouvoir de Raymond Poincaré, abandonne nombre de réformes cartellistes. La suppression du Commissariat général de la République en 1926 marque la fin d’une politique d’assimilation à outrance. La crise alsacienne de 1918 à 1926 illustre ainsi les limites d’un universalisme républicain confronté à la réalité d’un particularisme historiquement constitué.
La laïcité, principe émancipateur, se révèle instrument d’uniformisation culturelle dès son aménagement où le régime juridique diffère du droit français. Médard Brogly, lors d’un congrès à Molsheim, indique que « ceux qui ont toujours eu le mot démocratique à la bouche sont les moins imbus de l’esprit démocratique et veulent nous imposer les volonté ». Cette phrase résume la pensée des Alsaciens envers le Cartel des Gauches. Raymond Poincaré, en attribuant un plébiscite tacite, n’a qu’engendré un malaise nourri d’incompréhension entre les aspirations de ces nouveaux Français et les projets parisiens. La religion, l’école et la langue, entre autres, furent sujets de longs débats en Alsace-Lorraine, ce qui conduisit un mouvement autonomiste à se développer dès 1925 avec le journal Die Zufkunt[35].

Aujourd’hui, en 2026, le Concordat napoléonien est encore en vigueur en Alsace et en Moselle. Les ministres des cultes y sont salariés de l’Etat, l’enseignement religieux figure au programme des écoles publiques et le droit local déroge du droit commun français à travers de nombreux points. La question alsacienne continue d’interroger du modèle français et sa compatibilité avec un universalisme républicain qui peine à se conjuguer avec la diversité des territoires.
Sources d’archives
CARAN (Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales)
Fond Gouvernement provisoire d’Alsace-Lorraine
AJ/30/155, AJ/30/207, AJ/30/232, AJ/30/249
Fond privé Alexandre Millerand :
470/AP/44, 470/AP/46
Fond Henri Cacaud, Commissaire général de Strasbourg par intérim de 1924 à 1926
485/AP/6, 485/AP/7
CADC (Centre des archives diplomatiques de La Courneuve)
- 90CPCOM/9 et 90CPCOM/10, Affaires religieuses Alsace-Lorraine, 1918-1926
CADBR (Archives départementales du Bas-Rhin)
- 121 AL 94
- 98 AL 328
Sources imprimées et presse
Journal officiel de la République française (Débats Parlementaires), Gallica, 20 juin 1924, p. 2321-2366.
Le Courrier de Strasbourg, 5 et 14 mars 1925.
L’Alsacien, 9 octobre 1925.
HALLAYS André, « En Alsace et en Lorraine : La Protestation contre les lois laïques », Revue des Deux Mondes, vol. 22, n° 4, 15 août 1924, p. 890-908.
LACHAPELLE Georges, Élections législatives du 16 novembre 1919 et du 11 mai 1924, résultats officiels, Paris, Publications officielles et sciences économiques et sociales, 1920 et 1924.
Ouvrages
BAECHLER Christian, Clergé catholique et politique en Alsace, 1871-1940, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2013.
BAINVILLE Jacques, Histoire de France, Paris, Tempus, 1924 (rééd. 2014).
BISCH Yves, École d’Alsace, Les leçons de l’Histoire, Strasbourg, Éditions du Rhin, 1996.
DOLLINGER Philippe, Histoire de l’Alsace, Toulouse, Privat, 1991.
DREYFUS François-Georges, L’Allemagne contemporaine, 1815-1990, Paris, Presses universitaires de France, 1991.
DREYFUS François-Georges, La vie politique en Alsace 1919-1936, Paris, Armand Colin, coll. « Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques », 1969.
FERENCZY Oscar de, La Vérité sur l’Alsace, 1930.
GRANDHOMME Jean-Noël et Francis, Les Alsaciens-Lorrains dans la Grande Guerre, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013.
IGERSHEIM François, L’Alsace politique 1870-1914, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2016.
MAYEUR Jean-Marie, Autonomie et politique en Alsace. La Constitution de 1911, Paris, Armand Colin, 1970.
MILLERAND Alexandre, Le retour de l’Alsace-Lorraine à la France, Paris, Bibliothèque Charpentier, 1923.
ROTH François, La guerre de 70, Paris, Fayard, 1990.
ROTH François, Alsace-Lorraine. Histoire d’un pays perdu, Paris, Tallandier, 2016.
ROTH François, Robert Schuman. Du Lorrain des frontières au père de l’Europe, Paris, Fayard, 2008.
SCHILLINGER Marie-Laurent, Le Concordat, son histoire et sa continuité en Alsace, Paris, L’Harmattan, 2022.
THIRY Jean, Napoléon Bonaparte, le Concordat et le Consulat à vie, mars 1801 – juillet 1802, Paris, Berger-Levrault, 1956.
VOGLER Bernard, Histoire politique de l’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1995.
[1] Phillipe Dollinger, Histoire de l’Alsace, Toulouse, Privat, 1991, p.433-476.
[2] Des volontés régionalistes, autonomistes, pro allemandes….
[3] CARAN AJ/30/249, liste de personnalités présentes lors de la visites officielles en Alsace-Lorraine, décembre 1918.
[4].François Igersheim, L’Alsace politique 1870-1914, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2016, p. 23-24. Küss, très gravement malade lors de son voyage à Bordeaux, ne put siéger à l’Assemblée nationale. Il succomba à une défaillance cardiaque le soir même du vote, à minuit, dans sa chambre
[5] Entre deux parties.
[6] La Terre d’Empire D’Alsace et de Lorraine.
[7] CARAN 485/AP/6, rapport de septembre 1920. Le rapport évoque la notion juridique de Res inter alios acta pour qualifier la situation du Concordat après l’annexion de 1871.
[8] Guillaume II.
[9] Choc de la culture.
[10] François-Georges Dreyfus, L’Allemagne contemporaine, 1815-1990, Paris, Presses universitaires de France, 1991, p. 76-78.
[11] Voyou.
[12] Durant le conflit, certains territoires alsaciens furent libérés dès le début de la guerre comme Thann. D’autres furent repris rapidement par les Allemands comme Mulhouse.
[13] CADC, 90CPCOM/9, Affaires religieuses, Lettre de Barrère au Saint-Siège, 30 novembre 1918 ; Lettre de l’évêque de Strasbourg à Camille Barrère, 27 novembre 1918.
[14]CADC, 90CPCOM/9, Affaires religieuses, Décret du 23 avril 1919 ; Correspondance n°2, réponse de Clemenceau au cardinal Amette.
[15] CARAN 470/AP/46, Décret portant sur l’institution canonique de Mgr Pelt du 27 septembre 1919 ; Copie d’une lettre de Léon Mirman à Alexandre Millerand, 25 avril 1919.
[16] François-Georges Dreyfus, La vie politique en Alsace 1919-1936, Paris, Armand Colin, coll. « Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques », 1969, p. 31-101.
[17] CARAN AJ/30/232, programme UPR 1919 ; Journal Officiel de la République Française (Débats Parlementaires), Gallica, 20 juin 1924, p. 2321-2366.
[18] UPR qui évolua en UPR d’Alsace et en UPRNA, Union Populaire Républicaine Nationale d’Alsace.
[19] Le Bloc National.
[20] CARAN AJ/30/207, Liste des conseils municipaux qui ont protesté contre l’introduction des lois laïques dans le Haut-Rhin, août-septembre 1924 ; Oscar de Ferenczy, La Vérité sur l’Alsace, 1930.
[21] URL.
[22] CARAN AJ/30/207, Lettre de la commune de Ferrette à M. Herriot, président du Conseil, 20 août 1924.
[23] CARAN AJ/30/207, Lettre du maire de Heimsbrunn, 15 septembre 1924.
[24] CADC, 90CPCOM/9, Note du cardinal Gasparri à Amette, 29 mars 1919 ; Marie-Laurent Schillinger, Le Concordat, son histoire et sa continuité en Alsace, Paris, L’Harmattan, 2022, p. 60-74.
[25] CARAN 485/AP/6, coupure de presse, Le Courrier de Strasbourg, 5 janvier 1925.
[26] CADC 90CPCOM/10, Louis Canet au président du Conseil, 10 mars 1925.
[27] Courrier de Strasbourg, 5 janvier 1925.
[28] CARAN 485/AP/7, Veto de l’évêque de Strasbourg ; CARAN 485/AP/6, coupure de presse, Le Courrier de Strasbourg, 14 mars 1925.
[29] CARAN 485/AP/6, Rapport de la participation aux grèves scolaires du 16 mars 1925.
[30] André Hallays, « En Alsace et en Lorraine : La Protestation contre les lois laïques », Revue des Deux Mondes, vol. 22, n° 4, 15 août 1924, p. 890-908.
[31] CADBR 121 AL 94, Lettre du préfet du Haut-Rhin au service central d’Alsace et de Lorraine, 31 mars 1925.
[32] CADC 90CPCOM/10, coupure de presse, L’Alsacien, 9 octobre 1925, compte rendu du congrès catholique de Molsheim
[33] CADC 90CPCOM/10, Lettre de Charles Henry à Aristide Briand, 29 septembre 1925 ; Note pour le ministre, 19 septembre 1925.
[34] François-Georges Dreyfus, La vie politique en Alsace 1919-1936, op. cit., p. 31-101 ; Bernard Vogler, Histoire politique de l’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1995, p. 216-250.
[35] Traduit par l’Avenir.