L’élection présidentielle de 1931, ou Petits complots entre notables

La France aime son élection présidentielle, et cela ne date ni d’hier, ni d’avant-hier. Les années où ce scrutin est à l’ordre du jour, celui-ci fait l’objet d’une attention minutieuse, d’une préparation scrupuleuse, d’une anticipation nourrie. Entre manœuvres de couloir, trahisons, anecdotes pittoresques et esprit mondain, l’élection présidentielle de 1931, drame en 5 actes, en est une illustration piquante.

Acte I. Gastounet ne se représentera pas

Élu en 1924 après la démission de Millerand, le Président Gaston Doumergue était sur le point de voir son mandat s’achever. Originaire du Gard, celui que l’on surnommait « Gastounet » et qui roulait les R était un homme simple, humble et débonnaire. Comme président, il fut – on est tenté de dire par conséquent – extrêmement populaire : quoi de plus rassurant en effet, en ces années d’après-guerre troublées, qu’un républicain radical-socialiste « à l’ancienne », dont la sagesse et le paternalisme méridional rappelaient la politique de la Belle époque ?

Or, Cincinnatus des temps modernes, Gastounet ne se représentera pas. Bien qu’une réélection semble assurée, il le confirme à ses proches : il veut rentrer chez lui. « Je ne me représenterai pas, j’en ai assez. J’ai été prisonnier. Je ne suis pas d’avis d’encourager les réélections. J’estime que ce n’est pas heureux. Je ne demande qu’à aller planter mes choux et ça vaut mieux pour tout le monde. […] Sept ans, c’est bien mais c’est assez. Ma résolution est prise : je m’en vais !1 »

élection présidentielle 1931
Portrait de Gaston Doumergue

En bon connaisseur des coutumes institutionnelles, Doumergue laisse entendre qu’il soutiendra la candidature – non encore déclarée – du président du Sénat Paul Doumer, la IIIe République ayant de longtemps pris l’habitude de faire du palais du Luxembourg l’antichambre à l’Élysée. Cependant, l’on prétend que le vieux Doumer ne ferait pas autant consensus que Doumergue auprès des parlementaires. La porte à d’autres candidatures serait-elle donc entrouverte ?

Notons à cet endroit que, sous la IIIe République, le Président était élu pour sept ans par un collège électoral composé des sénateurs et des députés. Réunis en formation d’Assemblée Nationale, ce congrès siégeait à Versailles, dans la salle aujourd’hui encore utilisée comme telle2. Le vote se déroulait sur une seule journée, au scrutin secret, avec autant de tours nécessaires pour qu’un candidat obtînt la majorité absolue des voix.

Acte II. Paul Doumer, candidat naturel

Paul Doumer, 73 ans, partageait avec son quasi-homophone Doumergue le caractère rassurant de la désuétude en politique. Homme d’un autre temps lui-aussi, il présidait déjà la Chambre des députés au moment de l’adoption de la loi de séparation des églises et de l’État, et avait été candidat malheureux à la présidentielle en 1906. À son actif, on pouvait voir en lui l’un des pionniers de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’un brillant administrateur (en Indochine). Enfin, son radicalisme franc-maçon valait brevet de sainteté en matière républicaine. En 1931, le voilà président du Sénat depuis quatre ans, donc présidentiable. L’Élysée était l’ambition de sa vie.

Doumer passait toutefois pour belliqueux : nul n’avait oublié avec quelle détermination il était resté à Paris en août 1914, refusant de suivre la fuite des institutions à Bordeaux. Courageusement, il avait demandé à entrer au cabinet civil de Gallieni, gouverneur de Paris, au plus fort de la menace, pour mettre ses compétences d’administrateur au service de la victoire de la Marne. Doumer, dans un registre semblable à Clemenceau, avait prêché la guerre à l’Allemagne avec un jusqu’au-boutisme que traduisait son sens du sacrifice. Au plus profond de sa chair, n’avait-il pas « sacrifié » quatre de ses fils à la patrie durant la Guerre ? N’avait-il pas vu, encore, sa propre maison prise pour cible et détruite par les bombes allemandes ?

Paul Doumer à son bureau, vers 1924

Dans les milieux radicaux et radicaux-socialistes, habitués à faire et à défaire les élections présidentielles, des voix s’élevèrent cependant contre la candidature de Doumer, trop « belliciste », trop suspecte de nationalisme. À l’heure du rapprochement franco-allemand, de la détente ; alors que les espoirs de paix se fragilisaient en Europe… Mais qui d’autre, hors le président du Sénat, candidat naturel ?

Certaines figures de deuxième plan tentèrent d’estimer leurs chances : André Maginot, Louis Barthou, André Tardieu, Albert Lebrun, mais rien ne prit. De son côté, à partir du printemps 1931 « Blanche et Paul Doumer multiplient dîners et réceptions à la présidence du Sénat, ce qui est peu dans leurs habitudes. […] Doumer préside tous les baquets3. » La campagne était lancée, elle semblait jouée d’avance.

Acte III. Un auvergnat complote à Beauvau

Au même moment, place Beauvau, le ministre de l’Intérieur Pierre Laval ronge son frein. Voilà des années que cet ambitieux opiniâtre et assoiffé de pouvoir manœuvre dans les antichambres dorées au service de sa propre fortune. Laval est brillant dans l’intrigue, son ascension fulgurante en est le fruit ; mais quelque chose lui échappe encore.

Pierre Laval, en 1931

Entré au Palais-Bourbon comme député d’extrême-gauche à 31 ans, négociateur hors-pair, opportuniste, il avait su se faire le spécialiste des combinaisons parlementaires. Ministre discret dans plusieurs gouvernements, « passant allègrement de la gauche cartelliste à la droite poincariste sans que nul remarquât qu’il avait changé de camp4 », maire d’Aubervilliers, ce « Louis XI de grande banlieue » avait gravi toutes les marches que la République avait à offrir. La consécration était venue en janvier 1931, lorsqu’il fut appelé par Gastounet à diriger un gouvernement.

Mais Pierre Laval, président du Conseil et ministre de l’Intérieur, désirait encore davantage. À force d’avoir eu vent de ses propres qualités de manœuvrier, il s’était en effet persuadé qu’il était le seul qui pût tirer la paix européenne de l’impasse dans laquelle elle semblait se trouver.

Entre le réarmement de l’Italie fasciste, les chantages de Staline, les révolutions d’Espagne ; alors que le Reich sous l’insidieuse appellation de « République de Weimar » menait – déjà – une politique impérialiste et prédatrice contre la Pologne, la Tchécoslovaquie et l’Autriche, alors que les États-Unis et l’Angleterre, frappés par la crise de 1929, se désengageaient de leurs efforts de pacification, Laval lui, ministre des Affaires Étrangères, saurait comme Prométhée rétablir, grâce à ses dons, la paix entre les nations d’Europe et du monde.

Pierre Laval et les membres de son premier gouvernement (janvier 1931). Briand le suit, à sa gauche.

Tel était son projet ; tel était son obsession : « Les Affaires Étrangères, voilà le graal ministériel. C’est le portefeuille le plus prestigieux, le mieux doté en fonds secrets. Au Quai d’Orsay, on travaille à la sécurité de la France, on y acquiert une renommée internationale. […] Laval ambitionne le poste5. »

Il y avait cependant un problème de taille. Depuis 1925, le Quai d’Orsay était pour ainsi dire verrouillé par l’inamovible Aristide Briand. Le vieux « Pèlerin de la paix », prix Nobel de la Paix en 1926, y occupait une position si majeure pour le prestige international de la France qu’aucun gouvernement n’avait osé s’en séparer. Par conviction autant que par calcul, Laval, alors en pleine ascension, s’était même rapproché de Briand quelques années auparavant. Ce dernier l’avait pris sous son aile, et lui avait « inculqué les premières notions de politique étrangère que Laval ne soupçonnait même pas6. »

En 1931, le moment était venu. Laval devait, par tout moyen, ravir les Affaires étrangères à son ministre. N’y aurait-il pas moyen de le pousser à la démission ? N’y aurait-il pas moyen de le pousser à commettre quelque péché d’orgueil ?…

Acte IV. Le parricide est en marche

L’élection présidentielle de 1931 arrive à point nommé. « Laval doit-il saisir l’opportunité d’écarter Briand du quai d’Orsay en favorisant sa candidature à l’Élysée ?7 » Alors que les renseignements généraux redoublent d’activité pour estimer le résultat de l’élection, le projet est ainsi arrêté : il faut à tout prix pousser Briand à présenter sa candidature.

Sa popularité est si grande, en France comme en Europe, qu’il devancera aisément le discret Doumer. Par ailleurs, quoi de plus idoine pour contrer une candidature jugée belliciste que celle d’Aristide Briand himself ? Briand Président, voilà le Quai libre. En cas d’échec, Laval n’est pas en reste : le discrédit jeté sur Briand poussera ce dernier, déjà vieux et fatigué, à la démission, la chose est certaine.

Il n’y a plus qu’à convaincre l’intéressé. Les choses s’annoncent mal pourtant : Briand rechigne à s’engager. Début mai, alors que l’unanimité est si grande sur son nom que Doumer lui aurait certainement cédé le pas, celui-ci ne se déclare pas candidat. Pour autant, la presse spécule déjà à son sujet : elle est convaincue que son élection ne fait aucun doute. Briand à l’Élysée : quel message de paix envoyé à la face de l’Europe !

Mais Aristide Briand traine des pieds. « Vous me voyez avec en sautoir le grand cordon de la Légion d’Honneur ? Et les gardes républicains à Cocherel [il y a sa maison secondaire], où vont-ils planter le drapeau ? […] Et puis, il est plus facile de sortir d’un ministère que de l’Élysée8. » Briand attend qu’on vienne à lui. Est-ce l’orgueil ? Toujours est-il que son entourage, au premier rang duquel Laval, Tardieu, Loucheur, et Maginot, est bien en peine de le convaincre d’agir. Pis, le 11 mai, deux jours avant l’élection, voilà Briand rendant visite à Doumer au palais du Luxembourg. Le ministre de Affaires Étrangères assure au président du Sénat qu’il ne se présentera pas contre lui !

Réunion de crise. Le même soir, un dîner parisien réunit Briand, Loucheur et Maginot. On ne sait ce qui s’y est dit, mais le plus probable est qu’à force de ténacité, Briand ait cédé et accepté d’annoncer sa candidature. Cette fois, c’était bon. Briand demande à une délégation de se rendre au Sénat pour annoncer sa décision à Doumer. Celui-ci, désagréablement surpris, écoute la délégation poliment mais répond qu’il est trop tard. Deux jours avant l’élection, il ne se retirera pas. Le duel aura donc bien lieu.

Laval et Briand, le disciple et son maître, en 1926…

C’est à ce moment du récit, au seuil du jour fatidique de l’élection, qu’il nous faut évoquer quelques éléments pour le moins brumeux.

En premier lieu, Pierre Laval était – ne l’oublions pas – ministre de l’Intérieur. Il avait accès à quantité d’informations en direct (rapport des préfets, notes des renseignements généraux). Ainsi, Renaud Meltz indique que Laval savait bien que les Anciens Combattants et la droite nationaliste se montraient très virulents à l’idée que devînt président celui qui détricotait sous leurs yeux le traité de Versailles sur l’autel de la réconciliation franco-allemande. « Une note des RG du 7 mai rend compte des “graves menaces pour le cas où M. Briand serait élu à Versailles : il n’entrerait pas vivant à l’Élysée.9“ »

Plus concrètes apparaissent les mises en gardes de son ami sénateur Henri Lémery : « Lémery a fait pression sur le président du Conseil. “Je te préviens, en pesant mes paroles, que les anciens combattants ne permettront pas à Briand de se rendre à l’arc de triomphe sur la tombe du Soldat inconnu.“ Lémery s’est montré aussi évasif que menaçant, comme s’il était mandaté par les ligues : “Ne me demande pas de t’en dire davantage !“10 » Si Laval savait que de tels dangers planaient sur son ministre, poussait-il le cynisme jusqu’à encourager sa candidature, quitte à lui faire risquer sa vie, afin de s’en débarrasser au sens propre ?

En deuxième lieu, – et cela permet peut-être d’adoucir cette dernière hypothèse machiavélienne – Laval ne pouvait ignorer que les chances de Briand n’étaient pas aussi grandes que la presse le laissait entendre. Malgré l’unanimité, le milieu feutré du Sénat soutenait à fond la candidature de son président. Le directeur de cabinet de Doumer au Sénat, Georges Huisman, évoquait ainsi à la radio 25 ans après les faits que, malgré la certitude des observateurs quant à la victoire de Briand, « dans les milieux parlementaires, on ne se faisait aucune espèce d’illusion. » Ce dernier indique que Georges Mandel lui-même, étant venu le voir au Sénat la veille de l’élection, lui aurait dit que l’affaire était entendue : Doumer serait élu au second tour.

En troisième lieu, et en conséquence : Laval a-t-il élaboré un second étage à son plan ? Quitte à ce que Briand perde, ne pouvait-il pas, lui, gagner l’Élysée ? En bon opportuniste, avide de promotion, cela ne lui aurait pas été déplaisant. Le Président, quelque réduit que fussent ses pouvoirs sous la IIIe République, demeurait en tant que chef de l’État un agent important du jeu diplomatique français.

Proche de Briand, le secrétaire général du Quai d’Orsay Alexis Léger ainsi que l’avocat Henri Torrès confirment que Laval aurait eu un plan secret : s’assurer que Briand soit en ballottage à l’issue du premier tour en suscitant un troisième candidat d’opposition chassant sur ses terres (ce sera l’obscur député radical Jean Henessy) ; espérer que Briand se retire par dépit ; s’y substituer au second tour et se faire le champion du centre gauche. Il semble bien que des bulletins au nom de Pierre Laval ont été imprimés la veille du scrutin en prévision de ce plan…

Acte V. La stupeur de Versailles

Le jour de gloire arriva. L’élection était prévue pour le 13 mai 1931, dans l’après-midi. À Versailles, c’est déjà la cohue : plus de 900 sénateurs et députés sont attendus, souvent accompagnés de leurs familles, sans compter les innombrables questeurs, huissiers et forces de sécurité (donc 5 000 fantassins et 1 200 cavaliers). Pour l’anecdote, le Château est alors dans une telle effervescence que, à la faveur de cette frénésie, le chauffeur du sénateur charentais Babaud-Lacroze, s’étant perdu dans les couloirs, entrera par erreur dans l’hémicycle et pourra assister à la séance parmi le groupe communiste !

La salle du Congrès du Château de Versailles

Président du Sénat, Paul Doumer disposait d’un appartement de fonction et de bureaux sur place, le congrès réuni en Assemblée Nationale étant présidé par le président du Sénat. Il y déjeune avec son équipe, confiant. Au même moment, au Quai d’Orsay, Maginot, Loucheur et Daniélou attendent Briand pour se rendre à Versailles et y déjeuner. Ils apprennent, non sans méfiance, que Laval et Tardieu les ont devancés : le pèlerin de la Paix déjeune à Beauvau en leur compagnie, ce qui n’augure rien de bon.

« Au ministère de l’Intérieur, Briand trouve une table égayée par des fleurs des champs […]. Laval a bien fait les choses : bar sauce hollandaise, rognons sauce moutarde, poulet rôti, asperges, avant les desserts. Il y a de quoi endormir la méfiance de Briand, et sa clairvoyance11. »

Après le repas, direction Versailles. Le tout-Paris s’est pressé aux balcons de la salle du congrès : Anna de Noailles, Joséphine Baker, Yvonne Printemps, Sacha Guitry, Madame André Citroën… Lorsqu’à l’heure du café, les parlementaires font leur entrée, André Tardieu dévoile in extremis son double jeu : il votera Doumer, pour « faire échec au candidat des socialistes, qui est de surcroît le candidat de la social-démocratie allemande12 ». Briand, à qui ces mots sont immédiatement rapportés, n’en croit goutte.

Photographie de la séance du 13 mai 1931

Il faut dire que le soutien affirmé du sectaire Léon Blum (le Blum de 1931 n’est pas encore celui de 1936, loin s’en faut) a aussi éloigné de Briand certains éléments modérés du centre. Au moment de voter, Doumer déchaîne de fait les cris des socialistes et des communistes, sans réagir13.

Les résultats tombent et stupéfient les spectateurs et les partisans de Briand : ce dernier récolte 401 voix ; Doumer 442 ; Henessy 15 ; Cachin 10. C’est le ballotage : un nouveau tour doit être organisé.

Abasourdi, comprenant enfin qu’il a été roulé par ceux qui annonçaient son élection comme une évidence, le candidat malheureux s’évanouit brièvement. Se rappelait-il soudain, à ce moment, qu’il venait précisément de commettre les mêmes erreurs que Clemenceau 11 ans auparavant, et qu’il ne lui était arrivé rien d’autre que ce qu’il avait lui-même fait subir au Tigre ? Quittant Versailles aussi honteux que, 83 ans auparavant, Louis-Philippe avait fui Paris, il marmonna ces mots célèbres : « Mon entourage m’a fait faire une bêtise. »

Ébranlées, les gauches se réunissent en marge de la buvette qui se tient dans la galerie des glaces : elles décident, à la hâte, de substituer au superbe perdant le sénateur Pierre Marraud. Pourquoi pas Laval ? Sans doute celui-ci, n’estimant pas que la chute serait si vive, n’a-t-il pas voulu risquer de révéler son double jeu (après tout, Briand était encore ministre, et lui président du Conseil).

Les résultats du second tour soldent l’affaire : Doumer est élu par une majorité de 504 voix. Comme pour confirmer les craintes de la gauche – mais c’eût été oublier qu’une grande part de la gauche sénatoriale avait voté en sa faveur – c’est le chanoine Desgranges, député du Morbihan, qui le premier félicita le nouvel élu.

Doumer, posant pour sa photo officielle

Laval eut à s’en mordre les doigts : sans doute avait-il trop tergiversé entre ses différentes options pour que sa victoire fût totale. Briand, sonné, songeait bien à démissionner (il mourra près d’un an plus tard), mais c’est Gaston Doumergue (encore en fonction pendant un mois) qui l’en dissuada en le réconfortant : « Pourquoi vous sentiriez-vous froissé par cet échec ? Voyez Jules Ferry, Painlevé, Clemenceau : jamais un grand homme n’a pu devenir président de la République14. »

Et Bernard Oudin, biographe de Briand, de conclure : « De la part de quelqu’un qui venait de passer sept ans à l’Élysée, c’était là une belle leçon d’humilité…15 »


  1. RIVES Jean, Gaston Doumergue : du modèle républicain au sauveur suprême, Toulouse, IEP, 1992, pp. 244-245. ↩︎
  2. Pour les séances consacrées au vote d’une modification de la Constitution, ou de l’adhésion d’un nouvel État à l’UE, ou encore, depuis 2008, lorsque le Président souhaite y lire un message. ↩︎
  3. LORIN Amaury, Paul Doumer, la République audacieuse, Champ Vallon, 2023, p. 298. ↩︎
  4. MIQUEL Pierre, La Troisième République, Paris, Fayard, 1989, p. 650. ↩︎
  5. MELTZ Renaud, Pierre Laval, un mystère français, Paris, Perrin, 2018, p. 314. ↩︎
  6. Ibid. ↩︎
  7. Ibid., p. 319. ↩︎
  8. OUDIN Bernard, Aristide Briand, Paris, Perrin, 2004, p. 542. ↩︎
  9. MELTZ, op. cit., p. 321. ↩︎
  10. Ibid. ↩︎
  11. Ibid. p. 322. ↩︎
  12. LORIN Amaury, Op. cit., p. 305. ↩︎
  13. Ibid. ↩︎
  14. OUDIN, op. cit., p. 544. ↩︎
  15. Ibid. ↩︎

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